Les dernières chroniques :

mardi 21 février 2017

Quelqu'un à qui parler

Auteur : Cyril Massarotto
Édition : XO
Parution : 2017
Pages : 269

Samuel fête ses trente-cinq ans, seul face à des assiettes vides. La déprime est proche. Il attrape alors son téléphone mais réalise qu'il n'a personne à qui parler. Soudain, un numéro lui revient en mémoire : celui de son enfance et de la maison du bonheur familial depuis trop longtemps disparu. Tiens, et s'il appelait ? À sa grande surprise, quelqu'un décroche. Et pas n'importe qui : c'est à lui-même, âgé de dix ans, qu'il est en train de parler ! Mais que dire à l'enfant que l'on était vingt-cinq ans plus tôt ? Finalement, chaque soir, à travers ce téléphone, Samuel va s'interroger : l'enfant que j'étais serait-il fier de ma vie ? Aurait-il vraiment envie de devenir l'adulte que je suis aujourd'hui ? Ne l'ai-je pas trahi en renonçant à mes rêves ? Grâce à ce dialogue inattendu et inespéré, Samuel va, peu à peu, devenir acteur de sa vie. Et avancer, enfin !


 
Cet auteur, c'est ma maman qui me l'a fait découvrir, et elle l'adore tout autant que moi. Je crois avoir lu trois de ses livres et je suis rarement déçue par ses écrits.

Quelqu'un à qui parler est indéniablement un coup de foudre, c'est un livre qui saura murmurer ses mots à chaque personne. Il ne pourra que vous conquérir, il fera fondre votre coeur, car ce livre met véritablement du baume au coeur. Cette histoire nous fait retourner sur notre âme d'enfant, sur nos rêves et nos espoirs. L'auteur nous fait part d'une belle humanité avec ce récit et surtout il nous livre la vie, aussi simple que belle soit-elle.
J'ai vibré, j'ai ris, j'ai pleuré, j'ai vécu un tourbillon d'émotion. J'ai été soufflé par ce livre qui est à la fois très simple, mais débordant d'une tendresse, justesse et d'une bienveillance infini. Il nous rassure, nous réconforte, nous dit que oui, on a le droit à des secondes chances, de vivre sa vie pleinement, quitte à faire des erreurs, mais pour ne pas regretter.
Que vous dire d'autre à part que j'ai tant aimé ce livre ? J'ai adoré les personnages, qui sont authentiques, atypiques et uniques. Cette plume qui nous bouleverse, qui est tendre, douce-amère, agréable et drôle. Elle nous effleure comme un joli papillon lors de son envol.

J'ai pris le choix de ne pas parler de l'histoire en elle-même pour que vous la découvriez par vous-même. Elle ne pourra que vous attendrir, j'ai fini ce roman en larmes, car j'avais cette impression qu'il avait su me parler, qu'il m'avait dit "tout ira bien, tu verras". Ce récit est une parenthèse magique, un véritable hommage à votre âme d'enfant.

lundi 20 février 2017

C'est lundi, que lisez-vous ? #36

 
Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, what are you reading ? de One's Person's Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

 

Une jolie semaine de lecture ! Il y a juste avec Elle voulait juste marcher tout droit où j'ai eu du mal à accrocher, je me suis malheureusement lassée de l'histoire, j'avais cette impression de ne rester qu'en surface.
Caraval a été une lecture très addictive et efficace. Dès qu'on rentre dans cette histoire on a du mal à décrocher, c'est clair! Cependant on notera qu'on a encore une fois une énième romance qui est pour moi clairement inutile.
Et mon gros coup de coeur de la semaine ; Quelqu'un à qui parler. Je vous livre ma chronique demain ou mercredi mais sachez que j'ai été bouleversé et touché par ce petit trésor.

 

ENFIN je le commence, ça y est ! Depuis le temps que je l'attends celui la ! J'ai déjà lu 100 pages et j'adore. J'ai mis 50 pages à rentrer pleinement dans l'histoire mais là ça y est. J'aime beaucoup l'univers fouillé, assez sombre et comment la réécriture de La Belle et La Bête se met en place.

 
Je ne suis pas encore sûre de ma prochaine lecture mais Phobie douce me tente bien. En ce moment j'ai envie de lecture contemporaine, assez légère.  

dimanche 19 février 2017

Book haul ~ Février 2017


Aujourd'hui j'avais envie de vous faire un article, je ne savais pas quoi, mais j'avais ce besoin d'écrire sur mon bébé blog. Alors vu que je n'en fais pratiquement jamais, je me suis dis que j'allais faire un book haul !

Comme vous pouvez le voir, j'ai effectivement accumulé pas mal de livres ce mois ci. Et on est pas encore la fin du mois, c'est vrai, mais je ne pense pas craquer pour d'autres sorties, car j'ai à eu près toutes celles qui m'intéressaient ! J'adore ce genre de mois où tous pleins de sorties fleurissent, aussi tentantes les unes que les autres, on ne sait plus où donner de la tête. Après ça fait mal au porte-monnaie, c'est clair. MAIS cela fait loooongtemps que je n'avais pas craqué comme ça. Et ça fait du bien. On a envie de tous les lire ! Ou de les lire tous en même temps tellement ils nous font envie. 

Pour mars il y a presque autant de sorties qui me tentent, mais je crois un peu moins ahah !




Le Hygge, vous connaissez ? C'est l'art de vivre des Danois. Le bien être par excellence. Un mode de vie rempli de cocooning, de douceur, de réconfort. Sans m'en rendre compte je le vivais quotidiennement sans savoir que cela avait un nom. Je suis entrain de le lire en parallèle de ma lecture en cours, c'est très inspirant, et un joli objet livre.
Un petit quelque chose en plus m'a l'air d'être le genre de livre tout doux, comme une guimauve, et j'adore ce genre de lecture.


Caraval est déjà englouti, vous pouvez retrouver ma chronique ici. Un très bon moment, très addictif et immersif, malgré quelques petits clichés qui m'ont fait lever les yeux !
Les enfants de Peakwood, un livre dont je n'étais du tout intéressé à la base, mais à force que Margaud et Clélia en parle, ça m'a finalement donné envie, donc j'ai craqué !


Voilà trois contemporain qui me faisait bien de l'oeil. Je connais déjà Cyril Massarotto que j'aime beaucoup, je suis d'ailleurs entrain de lire Quelqu'un à qui parler et c'est un véritable petit trésor.


Et ENFIN ! Les deux plus grosses sorties que j'avais hâte d'avoir en main. Surtout Un palais d'épines et de roses ! On en entends tellement parler en bien, et puis c'est totalement mon genre de lecture ! Un palais d'épines et de roses sera ma prochaine lecture et La faucheuse ne fera pas long feu également !

Et vous, avez-vous craqué aussi ce mois ci ?

vendredi 17 février 2017

Caraval

Auteur : Stephanie Garber
Édition : Bayard Jeunesse
Parution : 2017
Pages : 479

Bienvenue à Caraval ! Le spectacle le plus extraordinaire de tous les temps ! Vous y verrez plus de merveilles que le commun des mortels au cours de toute une vie. Mais avant que vous vous plongiez dans notre univers, gardez à l'esprit qu'il s'agit d'un jeu... Nous tenterons de vous convaincre que ce qui se passe au-delà de ce portail est réel, mais ce n'est qu'illusions. Alors prenez garde à ne pas trop vous laisser emporter. Car les rêves qui se réalisent peuvent être magnifiques, mais ils peuvent aussi se transformer en cauchemars si l'on ne se réveille pas...

 
Une sortie que j'attendais avec grande impatience. Quand on me parle d'une ambiance de cirque ou de fête foraine, je suis la première intriguée ! Pourtant, je n'aime ni les clows, ni les attractions à sensations fortes. Mais j'adore l'atmosphère qui se dégage de ces lieux. 
Pour ce qui est de Caraval, on reste sur une très, très bonne lecture. Pas un coup de coeur, car on y recèle pas mal de défauts, mais je suis quand même scotchée du spectacle qui s'est produit sous mes yeux de lectrice.

Pour décrire ce roman, je dirais qu'il est avant tout terriblement addictif (lu en deux jours - presque 500 pages) et surtout envoûtant. En effet, dès les premiers mots, nous sommes transporté dans ce récit à la fois enchanteur et inquiétant. Il m'a notamment fait penser à plusieurs oeuvres en même temps ; Le cirque des rêves, pour les descriptions colorés et olfactives, Alice au pays des merveilles, pour le côté décalé et complètement loufoque, ou encore le film Insaisissables, pour tout ce qui est de l'intrigue, réussir à démêler le vrai du faux. Car dans cette histoire nous sommes autant perdu que l'héroïne, l'auteure joue avec notre cerveau, on essaye de se faire pleins d'hypothèses, mais elle arrive à chaque fois à nous berner d'une main de maitre. Franchement, j'avais du mal à décrocher du roman tant j'étais happée par l'intrigue.
Cependant, je ne me suis pas du tout attachée aux personnages. Je ne les ai pas non plus détesté, j'ai apprécié les suivre, mais sans plus. On tombe malheureusement encore une fois dans le cliché des protagonistes trop parfaits, trop lisses, trop bien foutu, etc etc... et ça me fatigue.
Malgré ce défaut, le monde de Caraval est bien exploité bien que j'ai été un peu perdu au début, même si je pense que c'était l'effet voulu. J'aurai aussi voulu en savoir un peu plus sur cet univers. Au lieu de se concenter sur une romance un peu (beaucoup) trop inutile, l'auteure aurait du fouiller un peu plus dans les descriptions de Caraval. Pas besoin d'une énième histoire d'amour pour rendre le récit attrayant.
La plume reste agréable et assez jolie, le tout est poétique, on ressent parfaitement les odeurs sucrés, qui nous donne l'eau à la bouche. 

Je n'en ressors en aucun cas déçue de ma lecture, loin de là ! J'ai été bluffé par les retournements de situation et par les rebondissements qui y sont nombreux.
Contrairement à ma précédente lecture où j'avais l'impression d'être en surface, là j'ai vécu Caraval comme si j'étais aux côtés de Scarlett. Je ressentais parfaitement cette atmosphère magique, lugubre et onirique, bercée d'illusions où on ne sait pas démêler le vrai du faux. Caraval n'est pas qu'une simple fête foraine, c'est bien plus inquiétant et effrayant que ça ! Si vous recherchez un récit immersif, addictif, coloré, totalement fou de pages en pages, ce livre est fait pour vous !  

jeudi 16 février 2017

Throwback Thursday Livresque #18 : Au grand air

On est jeudi, ce qui veut dire le jour du rendez-vous de Bettie rose ! L'idée est simple ; un souvenir = un livre. C'est à dire que chaque jeudi elle présentera un thème spécifique et on devra parler d'un livre qui nous fera penser à ce thème.

Thème de la semaine :
augrandair 

J'ai eu vraiment du mal à trouver le livre adéquat, mais ce n'était pas si simple finalement ! J'ai du refaire toute ma liste de livres lus sur livraddict pour trouver le livre qui correspondait au thème et dont j'avais envie de vous parler. Et puis là, tilt ! Le livre qui aura mit en lumière mon auteure préférée.

Julie, âgée de 20 ans, élève seule son fils Lulu. Hôtesse de caisse dans un supermarché, elle attire l'attention d'un client quinquagénaire aisé à nouveau célibataire. Généreux, Paul l'invite à venir passer plusieurs jours dans sa maison au bord de la mer en Bretagne. Jérôme, le fils de Paul qui se remet avec difficulté du suicide de sa jeune femme, est déjà sur place. 

Agnès Ledig est mon auteure francophone préférée, et Juste avant le bonheur est le premier que j'ai lu d'elle, et je vous assure que je n'en suis pas ressorti indemne. De toute façon, on ne ressort pas indemne après la lecture de ce livre. Il y a tellement de choses à dire. Se dire que oui, il peut exister des personnes qui n'ont aucun sous entendus malveillants, qu'ils veulent juste donner du bonheur, comme cet homme qui veut rendre le sourire à cette jeune fille qu'il n'a jamais connu, mais qui sur un coup de tête lui propose d'aller avec lui en Bretagne, pour la ressourcer, l'apaiser. Le drame du récit ne laissera personne insensible, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, parce que c'est injuste. Mais l'auteure nous transporte dans son histoire emprunt d'authenticité, de justesse et de sensibilité. 

mardi 14 février 2017

Elle voulait juste marcher tout droit

Auteur : Sarah Barukh
Édition : Albin Michel
Parution : 2017
Pages : 423

1946. La guerre est finie depuis quelques mois lorsqu’Alice, huit ans, rencontre pour la première fois sa mère. Après des années à vivre cachée dans une ferme auprès de sa nourrice, la petite fille doit tout quitter pour suivre cette femme dont elle ne sait rien et qui lui fait peur, avec son drôle de tatouage sur le bras.
C’est le début d’un long voyage : de Paris à New York, Alice va découvrir le secret de son passé, et quitter à jamais l’enfance.

Comment trouver son chemin dans un monde dévasté par la guerre ? Avec une sensibilité infinie, Sarah Barukh exprime les sentiments et les émotions d’une enfant prise dans la tourmente de l’Histoire.









Ce livre m'intéressait de part son sujet ; la Seconde Guerre Mondiale, l'après guerre... mais malheureusement je n'ai pas eu les attentes que j'espérais au fil de ma lecture. Ce sera une chronique assez courte, je n'ai pas l'habitude de chroniquer des livres que j'ai moins aimé que d'autres. 

Je tiens cependant à dire que je suis sûre que vous pouvez l'aimer. Je le sais même, vous l'aimerez. C'est juste que là, ça vient purement de moi. Ce n'était pas le genre de lecture que je voulais à ce moment là. Alors là vous me dites, "bah, pourquoi tu t'es tourné vers lui alors ?". La curiosité, l'impulsion, l'imprévisibilité. Malheureusement cela ne l'a pas tellement fait avec moi, surtout les 150 dernières pages. Je ne me suis quasiment pas attachée aux personnages, j'avais juste l'impression d'être une simple spectatrice, et de ne pas vivre pleinement leur histoire. Même Alice me paraissait assez fade, bien qu'elle soit touchante dans la volonté qu'elle a de vouloir donner du bonheur aux gens, ou de s'intéresser à eux.
Je pense que c'est surtout la dernière partie (qui dure 200 pages) avec laquelle j'ai eu beaucoup de mal. J'ai fini par me lasser, à force de rester en surface, je n'ai pas réussi à être captivé ou curieuse par le devenir des personnages.
J'ai du coup survolé les dernières pages, et j'ai été un peu déçue par la fin, j'aurai voulu retrouver certains personnages, savoir ce qu'ils étaient devenus.

J'ai cependant trouvé l'écriture très jolie et agréable à lire. A travers le récit des différents personnages, on perçoit leurs ressentis d'après la guerre. Car même si cette dernière est "terminée", dans leur tête, elle est toujours présente. On voit les séquelles, les traces qu'elle y laisse, et c'est particulièrement bouleversant.

Ne restez pas sur mon avis négatif, même si il me laisse sur ma faim, je sais qu'il plaira à beaucoup de monde et qu'il saura toucher nombre d'entre vous. Cela reste un beau récit, touchant et juste.   

samedi 11 février 2017

Chronique du tueur de roi, tome 1 : Le nom du vent

Auteur : Patrick Rothfuss
Édition : Bragelonne
Parution : 2009
Pages : 781

J'ai libéré des princesses. J'ai incendié la ville de Trebon. J'ai suivi les pistes au clair de lune que personne n'ose évoquer durant le jour. J'ai conversé avec les dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui font pleurer les ménestrels.
J'ai été exclu de l'Université à un âge où l'on est encore trop jeune pour y entrer. J'y étais allé pour apprendre la magie, celle dont on parle dans les histoires. Je voulais apprendre le nom du vent.
Mon nom est Kvothe.
Vous avez dû entendre parler de moi.

Un homme prêt à mourir raconte sa propre vie, celle du plus grand magicien de tous les temps. Son enfance, dans une troupe de comédiens ambulants, ses années de misère dans une ville rongée par le crime, avant son entrée, à force de courage et d'audace, dans une prestigieuse école de magie où l'attendent de terribles dangers et de fabuleux secrets...
Découvrez l'extraordinaire destin de Kvothe : magicien de génie, voleur accompli, musicien d'exception... infâme assassin.
Découvrez la vérité qui a créé la légende.

 
Dès que j'ai fini un livre, il faut que je couche mes mots sur le papier tout de suite, afin de faire pleinement ressortir mes émotions à vif. Je viens de finir Le nom du vent, et je sais que je vais avoir du mal à écrire cette chronique, j'ai peur de ne pas faire honneur à ce roman unique, donc je m'excuse d'avance si mes mots sont peut-être un peu bancales. Le nom du vent est dans ma PAL depuis un peu plus d'un an. C'était le livre qui me faisait le plus envie, mais aussi celui qui me faisait le plus peur de part son épaisseur. Je n'ai pas l'habitude de lire d'aussi gros pavés, mais c'est également le tout premier livre de fantasy que je lis. J'avais peur d'en attendre trop, mais en même temps je lui faisais confiance, je savais que j'allais l'aimer. Bref, comment conclure cette introduction, qui est sans aucun doute la plus longue que j'ai pu écrire ? En vous disant que je viens de vivre ma plus belle expérience de lecture.

Vous voyez, je le savais que j'allais avoir du mal à vous en parler. Tout se mélange dans ma tête tant il y en a à dire. Déjà, il faut savoir que je n'ai pas été spectatrice de ce livre, ooooh non ! J'ai vécu ce livre. Dès le début, c'est nous qui l'apprivoisons, avec douceur, en prenant notre temps. Mais petit à petit, c'est l'inverse qui se produit. Le récit nous dévore, nous absorbe, pour que l'on ai finalement un mal fou à s'en détacher.
Kvothe est un personnage exceptionnel avec tellement de nuances. C'est le premier personnage que je rencontre avec autant de profondeur et de complexité. Il ne manque en aucun cas de charisme mais en plus de ça il est véritablement attachant, captivant, bienveillant et surtout, passionnant. Avec lui, le moindre petit détail devient merveilleux. Il nous transporte dans son histoire, envoûtante, difficile, mais aussi ensorcelante.
J'ai découvert son épopée par moi-même, sans trop en savoir, alors je ne vais rien vous dire la concernant. A vous de faire confiance à Kvothe. Laissez vous bercer par ses mots mélodieux, je sais qu'il saura vous conquérir.
L'histoire foisonne d'une multitude de personnages, tout aussi intéressants, gentils, que détestables. Certaines de ces rencontres nous marque, même si cela ne dure que quelques pages.
Au delà des personnages exploités, c'est aussi toute l'invention d'un univers incroyablement immersif, impossible à décrocher. C'est un monde à la fois magique, qui peut nous faire rêver, par son ambiance médiévale et enchanteresse, mais il est également très réaliste. Tout est absolument approfondi pour que l'on ai aucune difficulté à travailler notre propre imagination.

En commençant ce premier livre de fantasy, j'avais peur d'être perdue et de tomber sur une écriture trop riche et complexe. Que nenni ! Je suis finalement entrée très facilement dans le récit. La plume de l'auteur est très fluide, mais elle est surtout magique, musicale et poétique. Les mots jouent entre eux, ils nous enveloppent et nous envoûtent. Ils nous happent et on ne peut qu'être fasciné par ce style à la fois simple, embarquant et merveilleux.
Je note cependant quelques petites longueurs au milieu du roman, rien de bien méchant cependant. Le récit reste rythmé même si il semble prendre plaisir à garder une certaine lenteur (sans que cela soit ennuyeux, bien au contraire !).

Il est temps de conclure cette chronique, qui terminera la boucle de mon expérience avec le premier tome du Nom du vent. C'est un coup de coeur bien sûr ! Une histoire épique, avec de belles amitiés, de l'amour (qui fleuri doucement), du tragique, de la magie... laissez vous porter par Le nom du vent, vous en serez soufflé autant que moi.